Maléfique 3 : La Fée Noire (2025) – Une confrontation enchantée de pouvoir, de douleur et de rédemption
Le troisième chapitre de la saga fantastique gothique de Disney débarque avec tonnerre, épines et une fureur d’ailes.

Maléfique 3 : La Fée Noire (2025) n’est pas seulement une suite, c’est une réconciliation. Avec le retour d’Angelina Jolie dans une forme royale et tranchante comme un rasoir, et une première apparition remarquée de Megan Fox dans le rôle de l’énigmatique Fée Noire, ce dernier volet prend de l’altitude et plonge plus profondément que jamais dans les ténèbres du royaume des fées.
Des années après la trêve précaire entre humains et fées, le monde a changé, et pas pour le mieux. La magie s’estompe, les anciennes alliances se sont effondrées et une force ancienne s’est réveillée sous les Monts Cendrés. Entrez dans la Fée Noire, une princesse déchue, vêtue d’ailes d’obsidienne et d’une sombre prophétie. Le portrait de Fox est magnétique : séduisant, impitoyable et animé par une vengeance qui menace de consumer les deux mondes.
Jolie est une fois de plus transcendante. Sa Maléfique a vieilli comme l’obsidienne : plus vive, plus sage et usée par les combats. Mais elle est aussi plus vulnérable. Hantée par ses choix passés, l’amour maternel et le spectre menaçant du sacrifice, son interprétation est teintée de chagrin. Les scènes entre elle et Fox crépitent de tension et d’élégance : deux forces élémentaires s’affrontent dans des batailles de magie, de volonté et de chagrin.
Visuellement, le film est un régal. La réalisatrice Chloé Zhao (oui, vraiment !) apporte une gravité cinématographique saisissante à ce monde d’épines et de feu. Les paysages oscillent entre beauté délicate et horreur gothique : des marais éclairés par la lune et éclairés par des esprits étranges, des ruines enchantées englouties par les ténèbres, et des duels aériens à vous faire oublier de respirer.
Mais Maléfique 3 n’est pas seulement un spectacle : c’est une âme. L’histoire s’interroge sur l’identité, l’héritage et le danger d’une vengeance déguisée en justice. Elle s’interroge sur ce que signifie être monstrueux et si la rédemption peut véritablement naître de la ruine.
Le dernier acte est tout simplement lyrique. Lorsque l’Obscurité et la Lumière s’affrontent sous deux éclipses jumelles, le résultat est époustouflant, non seulement par son ampleur, mais aussi par son poids émotionnel. Les larmes coulent aussi souvent que les sorts volent, et lorsque la poussière retombe, le destin des deux mondes repose sur un choix unique et dévastateur.